L'Université Paris-Saclay et Northeastern University engagent une collaboration scientifique dans la prévention du commerce de produits médicaux contrefaits

International Article publié le 11 mai 2021 , mis à jour le 11 mai 2021

Les 3 et 4 mai derniers, l'Université Paris-Saclay a participé à l’atelier Sense, Disrupt, and Prevent the Trade of Substandard / Falsified Medical Products, organisé par son partenaire nord-américain Northeastern University en collaboration avec des collègues de deux autres universités américaines (Boston University et University of Houston). L'équipe de recherche contrefaçon de Paris-Saclay a été invitée par le Dr Nikos Passas, Professeur de criminologie et de justice pénale à la Northeastern School et maître de conférences en droit de l'intégrité financière à Case Western Reserve University.

Sur les deux jours d’ateliers, les participants ont pu mieux comprendre, par le biais de deux présentations, l’urgence qu’il y a de trouver de nouvelles méthodes permettant de détecter les produits médicaux de qualité inférieure ou falsifiés (SF). Les sujets ont été développés par la suite au cours de 6 tables-rondes impliquant des acteurs majeurs des secteurs public et privé traitant de divers aspects de la question. Lors de la table-ronde sur les partenariats publics-privés pour la lutte contre les pandémies et micro-épidémies, Geoffroy Bessaud, pharmacien, ancien responsable de la coordination des activités de lutte contre la falsification des médicaments au sein du groupe Sanofi et actuellement directeur exécutif de l'ONG OPALS (Organisation PanAfricaine de Lutte pour la Santé), a représenté l'équipe de recherche de Paris-Saclay, qui collabore étroitement avec OPALS. Il a pu partager ses réflexions sur les bénéfices de la collaboration entre institutions publiques et privées dans ce domaine.

Le workshop a été une excellente occasion de partager quelques bonnes pratiques en la matière et a permis d'identifier d'autres initiatives de collaboration entre Northeastern University et l'Université Paris-Saclay, partenaires de longue date entretenant des relations académiques et scientifiques dans un large éventail de disciplines. Les équipes sont convaincues que la sensibilisation au problème de diverses cohortes de populations et l'éducation de toutes les parties prenantes, y compris les étudiants, sont des facteurs clés pour gagner en dynamisme et en efficacité.

Actuellement, les discussions et les projets en cours portent sur la réalisation de conférences et de séminaires en ligne conjoints pour les étudiants de Northeastern University et de l'Université Paris-Saclay (Faculté de pharmacie et Graduate School HeaDS (Health and Drug Sciences)), en étroite collaboration avec l’OPALS et, potentiellement, des compagnies pharmaceutiques. « Chaque conférence pourrait durer une heure, suivie d'un temps de discussion pour que les étudiants puissent poser leurs questions. Un autre format de conférence, déjà mis en place dans d'autres universités, pourrait être une séquence de trois conférences plus courtes, de 20 à 30 minutes chacune, suivies d'un temps de questions / réponses permettant aux étudiants d'interagir avec les trois intervenants », a expliqué Quentin Duteil, secrétaire général de l'OPALS et doctorant à l’Université Paris-Saclay.

Les établissements partenaires estiment que ce cycle de conférences pourrait devenir un excellent moyen pour les deux universités de mieux explorer au niveau mondial la question du trafic de médicaments falsifiés et ses multiples facettes, ouvrant ainsi la voie au développement d'initiatives universitaires et scientifiques bilatérales.